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Le boeuf à bosse (Bos indicus) trouverait son origine dans les steppes du grand désert salé de l'Iran, au cours du 4e millénaire. Il migra vers la Mésopotamie et l'Afrique via l'Arabie au cours du 2e millénaire, soit dans le cas des Emirats, dans un contexte Wadi Suq (âge du Bronze).
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Le dromadaire domestique (Camelus dromedarius), sans qu'on en ait matériellement la preuve, proviendrait du centre et du sud de l'Arabie, où il aurait été domestiqué au cours du 4e millénaire av. J.-C., c'est à dire dans un contexte néolithique.
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Le serpent, représenté par un corps ondoyant et une tête globuleuse se retrouve sous forme de décor appliqué ou gravé sur la céramique de l'âge du Fer de l'Arabie orientale. Dans la mythologie des populations arabes, le serpent est associé à la notion du vivifiant, celui qui donne la vie et qui fertilise. La vie se dit el-hayat, le serpent el-hayyah.
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La représentation du cheval est plus problématique. Historiquement, il est mentionné que les populations sémites n'utilisaient guère de chevaux, alors que l'ensemble de l'Asie du sud-ouest en faisait grand usage dès le 1er millénaire avant J.-C. Les premiers restes osseux attestant la présence du cheval dans la péninsule d'Oman sont liés à des contextes préislamiques. Ainsi, ce n'est guère que les quelques siècles avant l'islamisation que les Arabes commencèrent à élever des chevaux, mais de manière très limitée. Finalement, les cavalcades représentées pourraient refléter les incursions militaires islamiques dans les populations encore païennes (conquête militaire en 632 ap. J.-C.).
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- La forte densité de sites datés de l'âge du Fer est surprenante, en regard des témoins beaucoup plus fugaces qui précèdent et succèdent à cette période d'abondance. Sans entrer dans des évaluations de densité de peuplement, encore spéculatives pour le moment, une occupation concentrée semble hautement probable à cette période.
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- Conformément aux patines des gravures qui suggèrent une origine séculaire, nous pouvons, selon toute vraisemblance, considérer les pétroglyphes comme le fait de populations anté-islamiques, très probablement de l'âge du Fer (1350 - 300 av. J.-C.), ne connaissant pas l'écriture. Celle-ci apparaît avec les cultures préislamiques récentes de la Péninsule d'Oman (écriture sudarabique) qui remplacent dès le 4e siècle av. J.-C. les tribus de l'âge du Fer.
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Ces populations anté-islamiques représenteraient autant de potentats à vocation guerrière, ayant développé des systèmes d'irrigation sophistiqués, une économie d'échange dynamique, ainsi qu'un art de la guerre comme en témoigne les tombes guerrières et les sites fortifiés. C'est dans ce contexte que des graveurs auraient matérialisé leur panthéon et relaté leurs combats militaires.
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